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Les soldats de l'Empire

Les soldats de l'Empire

LLes guerres du vingtième siècle sont toujours dans les mémoires, celle de 1870 est un peu oubliée. Quant à celles du Premier Empire... Qui pense encore que des jeunes hommes de Billé ont participé aux campagnes menées par l'Empereur Napoléon Ier dans toute l'Europe. Combien de jeunes de Billé sont partis pour la guerre dans toute l'Europe pendant cette période? Combien y ont laissé leur vie? Il est difficile de répondre à ces deux questions car les documents de cette époque ne sont pas aussi explicites que ceux du siècle dernier.

Il existe deux sources possibles pour essayer d'appréhender le sujet. D'abord les archives militaires qui contiennent les noms de tous les soldats avec un minimum d'informations. Les registres matricules sont numérisés et disponibles sur le site Mémoire des Hommes. L'indexation de ces fiches par des bénévoles est en cours. Un accès à ce travail est en ligne sur le site de Geneanet. La seconde source, concernant les soldats qui sont morts, est tout simplement l'état civil de Billé où sont retranscrits les décès de ces hommes. Elle est cependant incomplète.

De là, nous avons pu identifier avec certitude dix-neuf soldats. Ils se retrouvèrent en Italie, en Espagne, en Allemagne ou en Russie selon les périodes et les campagnes entreprises par Napoléon Ier. Parmi eux, dix sont morts - trois au combat ou suite à des blessures, tous les autres de maladie. Quatre sont disparus - un présumé prisonnier, un disparu officiellement en Russie et deux dont il n'y a plus eu de nouvelles. Cinq sont revenus - quatre qui se sont mariés par la suite et un qui est décédé à 24 ans, vraisemblablement peu après son retour.

Pour chacun d'eux un lien Généalogie permet d'en savoir plus sur sa personne et sa famille. Quand les documents sont disponibles d'autres liens conduisent vers leur fiches matricules sur Mémoire des Hommes Mémoire de Hommes et/ou vers les transcriptions des actes de décès Transcription de décès dans les registres d'état civil de Billé. Ces sources ne sont pas très disertes mais, néanmoins, elles permettent de retrouver des aspects qui ne sont pas développés ici.


Jean Gérault (1768-)  Généalogie

Jean Gérault naquit au Bas-Mât en 1768. Ce ne sont que des mentions dans les registres d'état civil qui permettent de savoir qu'il fut soldat pendant plus de 15 ans, sous la République et sous l'Empire. Le 25 février 1794, il épousa Jeanne Boishy à Parcé. Leur fille Marie Jeanne naquit le 26 novembre suivant. Entre ces deux évènements, le futur père avait quitté le foyer. Dans l'acte de naissance figure la mention père absent sur les frontières du territoire de la République. Et les années passèrent sans qu'une nouvelle naissance soit enregistrée. Le 25 octobre 1809 Jeanne Boishy décéda et l'acte de décès mentionne qu'elle est l'épouse de Jean Gérault soldat, on ignore s'il est existant. Le 28 novembre suivant, ce fut au tour de la jeune fille de mourir à 15 ans. L'acte indique qu'elle est la fille de Jean Gérault soldat au service de l'empire français. Est-il jamais revenu à Billé? Probablement pas, car il n'existe pas d'acte de décès à son nom.

Jean Cervelle (1770-1809)  Généalogie Transcription du décès

Originaire des Minières, Jean Cervelle entra au service le 2 juin 1795. Caporal au 7ème régiment d'infanterie de ligne, il mourut au combat le 23 avril 1809, dernier jour de la bataille de Ratisbonne.

François Vallet (1775-)  Généalogie Mémoire des Hommes

François Vallet du Domaine se trouvait dans le 1er régiment de grenadiers à cheval de la garde impériale. De retour au pays, il poursuivit une carrière militaire puisqu'au moment de son mariage à Saint-Servan en 1816, il était gendarme à cheval résidant à Saint-Pierre-de-Plesguen.

Pierre Évard (1791-1873)
 Généalogie Mémoire des Hommes

Le fusilier Pierre Évard rejoignit le 19ème régiment d'infanterie de ligne le 3 mai 1811. En 1812, il partit pour la campagne de Russie avec la Grande Armée et n'en revint pas ...s'il faut en croire sa fiche matricule qui annonce péremptoirement qu'il était perdu dans la campagne de 1812 en Russie.

Revenu de loin !
Pourtant, nous le retrouvons au Bas Monceau, d'où il était parti, à la déclaration du décès de son père en 1818. Le 29 avril 1830, il épousait Perrine Gautrie à Javené. Ils eurent une fille: Henriette, née en 1831 qui épousa Romain Jehannin en 1859. Trois enfants naquirent de cette union: Henriette, Eugénie et Romain. Ce dernier, jumeau d'Eugénie, mourut à cinq ans en 1877. Henriette épousa Jean Vacher et Eugénie épousa Jean Serrand. Les descendants de ces deux familles se reconnaîtront.

  
Henriette et Eugénie Jehannin, les deux filles du couple

Pierre Harnois (1781-)  Généalogie Mémoire des Hommes

Natif du Bussonnet, il demeurait à Taillis lors de son incorporation dans le bataillon principal de la garde impériale le 1er octobre 1805, Pierre Harnois, passa le 15 septembre 1806 au 36ème régiment de ligne. Revenu à la vie civile, il épousa Françoise Pousset le 13 avril 1810 à Val-d'Izé.

Joseph Gentilhomme (1782-1813)  Généalogie Transcription du décès

Les Gentilhomme étaient une famille de meuniers. Les parents, Joseph et Anne Dory, eurent six enfants à Billé et à Lécousse de 1779 à 1788. Joseph, quatrième de la fratrie naquit à Billé à la Châtaignière.
Nous ne savons de lui que sa mort transcrite à l'état civil de Billé. Il fallut attendre 1821 pour que son décès soit reconnu par un jugement. Soldat au 40ème régiment de ligne, il fut blessé à la bataille de Lützen qui eut lieu le 2 mai 1813. Hospitalisé, il décéda dans les premiers jours du mois d'août 1813 à l'hôpital d'Erfurt par suite de ses blessures. Le jour n'est pas précisé.

René Gautrais (1783-1806)  Généalogie Transcription du décès

René Gautrais, né aux Guibourgères, épousa Marie Boudet le 18 juin 1802. Un premier fils, Jean, naquit peu après. Lors de la naissance de Pierre, le second, le 2 juillet 1804, le père était au service de l'état aux armées françaises en qualité de soldat. Il était grenadier au 29ème régiment d'infanterie de ligne depuis le 9 mars précédent. Alors que son unité se trouvait en Calabre lorsqu'il décéda par suite de fièvre à l'hôpital de Cosenza.

Pierre Froc (1785-1807)  Généalogie Transcription du décès

Pierre Froc, de la Bilourdière, se trouvait en Calabre dans la 1ère compagnie du 2ème bataillon du 29ème régiment de ligne. Il mourut d'une fièvre à l'hôpital de Cantazaro le 10 février 1807. La transcription de l'acte de décès dans le registre de Billé est datée du 30 avril 1812.

Julien Repessé (1785-1807)  Généalogie Transcription du décès

Julien Repessé, natif des Rues, était fusilier dans le 3ème bataillon du 29ème de ligne. Il fut victime d'une fièvre et expira le 15 avril 1807 à l'hôpital de Nicastro en Calabre.

Jean Bigot (1786-1810)  Généalogie Transcription du décès

Jean Bigot, né à Ruffin, fut incorporé dans le 82ème régiment d'infanterie de ligne. Il succomba à des blessures le 15 février 1810. Le transcription de son décès n'informe pas sur le lieu où il fut blessé. Sa présence à Bordeaux peut suggérer qu'il était alors en Espagne.

Julien Leutellier (1787-1859)  Généalogie

L'acte de décès à l'Hôtel-Dieu de Fougères atteste que Julien Leutellier, époux de Jeanne Sauton, était un ancien soldat. Il était originaire de Saint-Sauveur-des-Landes et avait vécu avec sa famille à la Loirie et à la Halgrinière.

Pierre Fouquet (1788-1810)  Généalogie Transcription du décès

Pierre Fouquet était grenadier au 4ème bataillon du 75ème régiment d'infanterie de ligne entrait à l'hôpital de Salamanque le 28 août 1810. Il y décéda par suite de diarrhée le 16 septembre.
La date de naissance précise de Pierre Fouquet reste inconnue. La transcription de l'acte de décès indique seulement 1788. Le registre des baptêmes à Billé de cette année-là a disparu.

Pierre Chevallier (1788-1812)  Généalogie Mémoire des Hommes Transcription du décès

La fiche matricule de Pierre Chevallier nous apprend qu'il était entré au service le 29 septembre 1809 au 2ème régiment de voltigeurs et qu'il avait fait les campagnes de 1810-1811 en Espagne. Dans la transcription de son décès il est précisé qu'il était fusilier au régiment de fusiliers chasseurs de la cy devant garde impériale premier bataillon, quatrième compagnie - il avait intégré cette unité le 1er juillet 1811 - et encore, qu'il était entré à l'hôpital de Burgos le 2 février 1812 et y décéda le 18 du même mois par suite de fièvre.

Jean Hamard (1788-1814)  Généalogie Mémoire des Hommes

Jean Hamard était né le 15 mai 1788 d'après sa fiche matricule du 56ème régiment d'infanterie de ligne. Le registre de 1788 de Billé a disparu. Il est toutefois certain qu'il était né à la Bordelière, sa famille y étant établie. C'est encore la fiche matricule qui permet de savoir qu'arrivé au corps le 30 mai 1813, il mourut à l'hôpital militaire de Magdebourg le 19 mai 1814 par suite de fièvre adynamique.

Pierre Boulanger (1789-)  Généalogie Mémoire des Hommes

Pierre Boulanger était un enfant de la Saute-Cochère. De sa fiche matricule, il ressort que Pierre Boulanger, du 108ème régiment d'infanterie de ligne, fut rayé des contrôles [de l'armée] le 31 décembre 1812 étant à l'hôpital du 30 mai. Cette phrase laconique ne permet de savoir, ni la raison pour laquelle il était hospitalisé, ni la ville, ni même le pays où il se trouvait . Aucun acte de mariage ni de décès ne viens prouver son existence par la suite.

Pierre Forgerie (1789-1812)  Généalogie Mémoire des Hommes

Pierre Forgerie, né à l'Étang, devient Pierre Forchery sur sa fiche matricule. Elle indique qu'il arriva au 19ème régiment d'infanterie de ligne le 20 avril 1808, qu'il était fusilier voltigeur le 28 mars 1811 et qu'il fut perdu dans la campagne de 1812 en Russie.

Joseph Marion (1789-1810)  Généalogie Mémoire des Hommes

Arrivé au 19ème régiment d'infanterie de ligne le 20 avril 1808, le fusilier Joseph Marion, se retrouva en Castille dans l'armée d'Espagne. Il décéda à l'hôpital militaire de la Passion à Ciudad-Rodrigo le 4 octobre 1810 par suite de fièvre (fiche matricule n°4914). Il était du Houx.

Jean Lagrée (1791-)  Généalogie Mémoire des Hommes

Des Minières, Jean Lagrée n'est connu que par sa fiche matricule: il est arrivé au 108ème régiment d'infanterie de ligne le 10 mars 1811 et il est présumé prisonnier de guerre le 3 décembre 1812. La date coïncide avec les derniers jours de la retraite de Russie.

Louis Chantrel (1798-1822)

L'acte de décès de Louis Chantrel informe qu'il était ex-militaire. C'est la seule trace de sa vie militaire disponible à ce jour. Il décéda à la Fonderie en 1822, à l'âge de 24 ans.

dernière mise à jour de cette page le 16/04/2018 à 20:21:33