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Menuisiers

Menuisiers

Guesdon

Le premier menuisier dont nous puissions faire état est Jacques Guesdon. Il est venu à Billé avant 1673, l'année du décès de Michelle Né, sa première épouse. Mariés à Javené en 1644, ils y avaient eu des enfants jusqu'en 1649. L'acte de son remariage à Billé en 1674 avec Guillemette Poupinais confirme qu'il était menuisier de sa vaccation à Limandière. Le couple eut quatre enfants à Billé de 1675 à 1681. Il mourut le 1er octobre 1689 à Limandière.

Gilles Guesdon, leur fils aîné succéda à son père. Marié une première fois à Billé avec Guillemette Denoual, il eut douze enfants. Après le décès de son épouse, il se remaria à Mathurine Hodebert qui avait eu neuf enfants à Billé de Bertrand Forthomme. En 1733, il signa un contrat d'apprentissage à Pierre Germain. Il mourut en 1753.
Apprenti chez Gilles Guesdon: Pierre Germain (1916).

Charles Rosé

Charles Rosé, sieur de l'Épine, époux successif de Renée Pelé et de Jeanne Julienne était menuisier à Billé. Sa première épouse, mère de quatre enfants, mourut en 1681 et il se remaria la même année alors qu'il avait plus de 60 ans. C'est là tout ce qui est connu de cette famille.

Jean Germain

En 1734, Anne Guesdon fille de Gilles épousait à Billé Jean Germain. Ce dernier, frère de l'apprenti de son beau-père, fut menuisier à Billé, Sur la Haye et à l'Aunée. Veuf en 1744, il se remaria à Combourtillé avec Anne Legendre en 1744. En 1756, Jean Germain, maître menuisier engage Jean Gougeon comme apprenti. Il décéda à 57 ans Sur la Haye en 1770.
Apprenti chez Jean Germain: Jean Gougeon (1916).

Le même Jean Gougeon passa ensuite toute sa vie à Billé où il se maria avec Perrine Leblanc et eut huit enfants avant de décéder en 1782. Rien n'interdit de penser, qu'après son apprentissage, il exerça le métier de menuisier. Cependant, aucune écriture ne permet de l'affirmer.

Joseph Jehannin

Le 7 septembre 1745, Joseph Jehannin, menuisier, épousait Renée Delatouche. Il était petit-fils du notaire Mathurin Bruneau dont il avait conservé le titre de sieur de la Buffardière. Elle était fille de François Delatouche, un autre notaire de Billé. Leurs douze enfants naquirent successivement à l'Étang, à la Bactière, à la Buffardière et à l'Épinay. C'est dans ce dernier village qu'il mourut en 1761. Renée Delatouche semble s'être retirée ensuite à Beuvron puiqu'elle y décéda en 1798.

Pierre Lavandier

Pierre Lavandier, maître menuisier, vint à Billé peu de temps avant le décès, en août 1785, de sa première épouse, Jeanne Fleury. Ils avaient eu leur quatrième enfant en janvier 1784 à Luitré. En 1789, il se remaria à Billé avec Jeanne Rondel et ils eurent trois enfants de 1790 à 1793. Le 5 mars 1790, il apparaît comme expert dans un procès verbal de l'état d'une tonne à René Gaudiche - maréchal ferrand - rédigé par maître François Delatouche. Son acte de décès n'a pas été retrouvé. Jeanne Rondel mourut à Mecé en 1834 près de leur fils Joseph

Guillaume Ranson

Dans l'acte de mariage à Parcé avec Jeanne Coirre en 1793, Guillaume Ranson est déclaré laboureur. Ce n'est qu'à partir de 1801 qu'il apparaît comme menuisier à la naissance de leur quatrième enfant. En 1805, à la naissance d'une fille, il est encore cultivateur, mais dans les actes suivants il est mentionné comme menuisiser, de même qu'à son décès à 40 ans au Bourg de Billé en 1809.

Louis Leray

Louis Leray, époux de Jeanne Coudray, fut menuisier à Billé au moins de 1828 à 1836, d'après les naissances de leurs enfants et le recensement de 1836. Ils s'en allèrent ensuite à Fougères où Jeanne, leur fille, se maria en 1850. Ils y moururent tous les deux, elle en 1848 et lui en 1861.
Ouvrier chez Louis Leray: Pierre Mary (1836).

Jean Hamard

Jean Hamard fut menuisier à Billé pendant plus de quarante ans. Avec Anne Malle son épouse, ils vinrent à Billé après leur mariage à Luitré en 1833. Ils étaient très certainement installés dans le haut du bourg, peut-être à l'endroit ou se trouvait Pierre Brisset ultérieurement. Quinze enfants naquirent à Billé de 1835 à 1859. Les deux époux décédèrent à Billé, elle en 1885 et lui en 1886.

Dinard

En 1829, Joseph Dinard épousa à Javené Anne Lagrée de la Doinelière en Billé. Leurs enfants naquirent de 1832 à 1851 à Vendel où il était menuisier. En 1855, il était installé au bourg de Billé où il mourut à 52 ans en mai 1960. Anne Lagrée son épouse était encore à Billé avec leur deux plus jeunes filles en 1861.

Amand leur second fils, fut à son tour menuisier au bourg de Billé. Après son mariage à Saint-Jean-sur-Couesnon en 1860 il prit la succession de son père. Cinq enfants naquirent à Billé de 1861 à 1873. La famille quitta Billé avant le recensement de 1876 pour aller à Fougères, rue de l'Échange où ils eurent une fille en 1877. Amand Dinard mourut à Fougères en 1909 alors qu'il était veuf depuis 1888. Joseph Dinard son frère aîné fut aussi menuisier à Vendel. Emmanuel le frère suivant mourut à 66 ans à Buenos-Aires; il était ébéniste.

Lefrais

Joseph Lefrais, père et fils, étaient menuisiers à Billé, le premier en 1836 à la Rouelle et le second en 1841 au Bourg. Ils ne restèrent que peu de temps. Le fils épousa en second mariage Perrine Beunel à Montreuil-des-Landes en 1847 et y décéda en 1864.

Delatouche

François Delatouche naquit à la Basse Cosvinière en 1813. Il est mentionné comme menuisier au recensement de 1836. Il demeurait alors aux Minières chez ses oncle et tante Étienne Souatier et Renée Delatouche. Nous le retrouvons à Limandière au début de 1841. En novembre cette année-là, il épousa Michelle Tiollais. Ils s'installèrent à la Pétaudière où naquirent deux enfants. Michelle Tiollais décéda en septembre 1849. Il resta avec ses deux filles à la Pétaudière et ne se remaria qu'en 1876 avec Julie Reuzé née à Parigné dont la famille était venue à Billé avant 1850. Ils auront cinq enfants. Il mourut en avril 1886 laissant à son épouse leur quatre jeunes enfants. Celle-ci resta à Billé jusqu'après 1896 et s'en alla à Fougères où elle décéda en 1921.

François, le fils aîné, travailla comme ouvrier menuisier chez Joseph Rahuel et chez Pierre Brisset avant de se marier en 1913 avec Augustine Leutellier et de s'installer au Bourg - 24, rue de Fougères. Le couple détint la cabine téléphonique pendant un an en 1920-1921. Augustine ne figure plus au recensement de 1926, sans doute décédée, et François n'est plus là au recensement suivant.

Pierre Royer

Pierre Royer épousa Thérèse Garnier, native des Rues, en août 1837 à Billé. Il s'installa au bourg comme menuisier. Ils eurent sept enfants. Thérèse Garnier étant décédée en 1845, il se remaria avec Renée Colas qui lui donna encore quatre enfants. Il mourut jeune à 39 ans en 1852. Au décès de son mari, Renée Colas s'établit comme épicière et nous la retrouvons jusqu'en 1881. Elle mourut à Fougères en 1890.
Ouvriers chez Pierre Royer: Jean Pigeon, Jean Louvigné et Jean Menais (1841).

Ange Aubry

Ange Aubry de Romagné avait épousé Zoé Caro de Saint-Sauveur-des-Landes en 1880. Le couple alla vivre à Saint-Sauveur où ils eurent trois enfants de 1871 à 1874. Ils étaient au bourg de Billé en 1876 et Zoé Caro y décéda en 1877 peu après son enfant mort-né. Ange Aubry se remaria à Combourtillé avec Émilie Beaugendre et cette famille et sept enfants naquirent au bourg de Billé - dont quatre décédèrent en bas-âge.
Ange Aubry était menuisier au bourg au moins jusqu'en 1896. En 1901, les parents habitaient seuls à la Basse Tollerais et ils étaient déclarés tous deux cultivateurs. En 1906 et 1911, Ange est de nouveau menuisier à Limandière. C'est là qu'il mourra en octobre 1919. Émilie, elle, lui survivra jusqu'en 1931, habitant de nouveau le bourg avec sa fille Armandine.
Il faut d'ailleurs mentionner cette dernière qui était couturière dans sa jeunesse. Entre 1931 et 1936, elle devint galettière, nourrissant ainsi une bonne partie du bourg jusqu'au début des années 1960. Un autre enfant de la fratrie, Henry, mérite aussi d'être cité: parti à la guerre début août 1914, il fut très gravement blessé trois semaines plus tard. Il fut promu chevalier de la Légion d'Honneur en 1940 et officier en 1949.
Ouvriers chez Ange Aubry: Pierre Brisset (1876), Jean Marie Échevel (1881), Pierre Beaulieu (1844).

Brisset

Pierre Brisset, né à Lécousse, était domestique agricole à la Porcherie à Lécousse en 1866. Il apprit le métier de menuisier ensuite puisqu'en 1876 il travaillait chez Ange Aubry à Billé. En 1881, il était établi dans sa menuiserie au bourg où il employait deux ouvriers. En août 1882, il épousa Joséphine Auriault. Ils eurent cinq enfants et leurs trois garçons travaillèrent tour à tour avec leur père. Une de leur fille, Marie ne vécut que 2 ans et leur fils Jean fut tué à la guerre en 1916. Le père cessa ses activités et transmit l'atelier à son fils avant la guerre de 1914.

Pierre Brisset, prit la succession de son père, vraisemblablement au moment de son mariage avec Angèle Couasnon en 1912. L'atelier fonctionna jusqu'au tout début des années 1960. Les coups de marteaux y résonnaient parfois bien tard le soir: c'est que l'ouvrage ne pouvait pas attendre car c'est là que se confectionnaient les ...cercueils.
Ouvriers chez Brisset: Jean Marie Martinais et Pierre André Massonnais (1881), Joseph Fouquet et Jules Gilles (1886), Joseph Fouquet, Jean Marie Coquelin et Jean Marie Leray (1891), Joseph Fouquet et Léandre Gaudin (1896), Émile Salice (1901) François Delatouche et Toussaint Roussel (1911), Pierre Bagot (1921), François Delatouche (1916).

Rahuel

Joseph Rahuel, natif de Javené, s'était établi à Billé avant 1901. Il était ébéniste-menuisier. En effet, à cette époque, armoires, lits, tables et autres buffets étaient fabriqués localement. Il avait son atelier dans la maison située 6, rue de la Chapellenie. Cependant le lieu s'appelait la Salorge au tout début du XXème siècle alors que dans un passé lointain il était nommé l'Épi d'Orge. Il épousa Virginie Seguin, aussi originaire de Javené, en 1907 et ils eurent trois fils entre 1908 et 1924. Au retour de la Grande Guerre, il était très handicapé d'un bras et il se fit aider par son fils aîné, Joseph.
Ouvriers chez Joseph Rahuel: Pierre Guérinel (1901), François Delatouche (1906).

Joseph Rahuel, le fils, installa son atelier dans la classe de l'école piblique, derrière la mairie. En 1949, l'atelier fut transféré près de l'église. Le dernier menuisier-ébéniste du bourg exerça jusqu'à sa retraite, en 1973.

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dernière mise à jour de cette page le 08/11/2023 à 20:30:56