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Charpentiers

Charpentiers
et scieurs de long

CCharpentiers et scieurs de long sont deux métiers qui, jusqu'au XIXème paraissent indifférenciés. Le même homme est présenté comme l'un ou comme l'autre selon les actes ou les recensements. Deux familles se sont illustrées à Billé dans cette activité: les Hamard et les Cordier.

Hamard

Pierre Hamard, né à la Loirie, épousa Renée Blot à Billé en janvier 1808. Elle était de Combourtillé. Dans l'acte de mariage, il est désigné comme compagnon charpentier de même que dans l'acte de naissance de leur premier enfant, né à Maison Blanche, en décembre 1808. Les actes suivants indiquent qu'il exerça plusieurs métiers: cordonnier, laboureur et scieur de long. Enfin, au recensement de 1841, il est déclaré comme charpentier. Entre temps, il semble, toujours d'après les actes de naissance, que le couple ait vécu à Javené et à Saint-Georges-de-Chesné. En 1836, ils sont revenus à Billé au Ronceray où ils sont cultivateurs. Lui mourut en 1850 à la Ménardière et elle en 1857 à Marmande.

Jean Hamard, fils aîné de Pierre, épousa Marguerite Bigot de l'Épinay en 1834. Ils vécurent à la Châtaignière, à la Ménardière, à Maison Blanche et à Loutre. Ils eurent sept enfants à Billé de 1835 à 1850. Comme son père, nous le retrouvons charpentier, cultivateur ou scieur de long. Il mourut en 1850 à Loutre. Après son décès, Marguerite vécut comme fileuse à la Buharais où elle décéda en 1872.
Amand, leur fils, fut marié une première fois, en 1872, à Reine Besnard. Sa seconde femme, Madeleine Morel, épousée en 1879 et décédée rue Pommereul à Fougères en 1889, ne figure pas avec lui dans les recensements de Billé de 1881 et 1886. Il était souvent désigné comme scieur de long mais aussi comme charpentier. Il passa sa vie à la Renaudière et mourut en décembre 1911 au Cliray en Combourtillé.

Pierre Hamard, le deuxième fils de Pierre, était aussi tantôt charpentier et tantôt scieur de long. Marié à Billé en 1835 à Perrine Bouvet de Livré-sur-Changeon, il eurent sept enfants à Maison Blanche de 1837 à 1845. Après la naissance de Reine, leur dernière fille, en 1845, il n'y a plus de trace d'eux à Billé. Cette dernière mourut à l'Hôtel-Dieu de Fougères en 1860. En 1857, Pierre Hamard mourut au Mont-Saint-Michel et l'acte de décès fut transcrit à Fougères, ce qui indique que le couple habitait alors Fougères. Perrine Hamard décéda en 1870 rue du Marché à Fougères.

Julien Hamard, le troisième fils de Pierre, se maria avec Anne Godefroy en 1834. Il reprit le métier de charpentier à la Buharais puis à l'Aunée. Il n'exerça que quelques années avant de mourir à 24 ans, en janvier 1838, deux mois avant la naissance de leur troisième enfant.
Anne Godefroy se remaria seulement en 1855 à Jean Delatouche, scieur de long. Tous deux décédèrent sans enfants en 1879, lui à l'Aunée et elle à l'Hôtel-Dieu de Fougères.
Julien Hamard, fils de Julien et Anne Godefroy fut à son tour scieur de long ou charpentier. Il se maria à Billé en 1864 à Perrine Brard. Nous retrouvons le couple dans les recensements de Billé jusqu'en 1876. Elle mourut à l'Hôtel-Dieu de Fougères en juillet 1883. Il est précisé dans l'acte qu'elle était domiciliée à Fougères. Lorsque Julien Hamard se remaria avec Jeanne Moutel, il habitait aussi Fougères et était devenu tanneur.

Louis Hamard, le quatrième fils, et son épouse Jeanne Delatouche, mariés en 1841, passèrent leur vie à Billé, d'abord à la Basse Veillerie puis à Marmande. Neuf enfants naquirent de 1842 à 1860. Charpentier ou scieur de long, il est cultivateur en 1856 et 1861. Au recensement de 1866, il est mentionné qu'il est aveugle. Ils moururent tous deux à l'Hôtel-Dieu de Fougères, elle en 1871 et lui en 1874.

Joseph Hamard, le cinquième et dernier fils de Pierre Hamard et de Renée Blot, fut toujours présenté comme scieur de long. Il épousa Jeanne Delamarche en 1848 et ils eurent cinq enfants, tous natifs de Maison Blanche. Il y décéda en 1883 et elle à la Renouardière en 1894.

Pasquet

Georges Pasquet s'installa comme charpentier à Billé avant 1829. Originaire de Romagné, il s'était marié à Billé avec Michelle Thébault de La Chapelle-Saint-Aubert en 1819. Après leur mariage, ils s'en furent à Parcé puis à Montreuil-des-Landes avant de venir à la Basse Cosvinière où naquit leur quatrième enfant en 1829. Dès 1836, leurs deux fils, Jean et François, travaillaient avec leur père. Le recensement de 1841 mentionne que Michelle Thébault était aveugle. Ils demeurèrent à la Basse Cosvinière jusqu'à leurs décès en 1855.

Jean Pasquet avait continué le métier de son père au même endroit. Il épousa Reine Fouquet à Javené en 1838. Ils eurent quatre enfants à la Basse Cosvinière jusqu'en 1856. Lui décéda à 38 ans, en octobre 1858, à l'Hôtel-Dieu de Fougères. Reine se remaria avec Jean Cherel en 1867 à Fougères.

François Pasquet, le second fils de Georges, s'était marié à Jeanne Battais à Billé en 1854. Leurs premiers enfants naquirent à la Primaudière jusqu'en 1860. Ensuite, nous retrouvons la famille au Ronceray. Le père y mourut en 1869 et Jeanne y resta jusqu'en 1886 exerçant le métier de cultivatrice. Elle mourut au Pont en La Chapelle-Saint-Aubert en 1892.

Joseph Cherel

Joseph Cherel, né à la Houssais en Vendel, épousa Julienne Jamelot à Billé en mars 1825. Leurs six enfants naquirent au bourg de Billé où il était charpentier. Après le décès de Julienne Jamelot, il épousa Marie Brisset et eu avec elle trois autres enfants à Billé jusqu'en 1854. Une dernière fille naquit à la Retaudière en Combourtillé. C'est là qu'ils passèrent la dernière partie de leur vie. Ils moururent à la Retaudière, lui en 1878 et elle en 1880.
Ouvriers chez Joseph Cherel: Alexis Martin (1836,1841) Joseph Gousin (1836) Julien Cherel, frère (1836).

Jean Boulanger

Jean Boulanger de Saint-Georges de Chesné épousa Marie Cherel, fille des précédents à Billé en 1851. Leurs enfants naquirent à Billé dans différents endroits: bourg, Limandière, Étang et Renouardière. Dans les recensements, il est décrit tantôt comme charpentier, tantôt comme scieur de long. Après 1876, la famille n'est plus à Billé. Ils s'en allèrent à Fougères où il mourut en 1889, rue Pinterie. Elle Décéda plus tard en 1910, aussi à Fougères.

Jean Férard

Jean Férard fut successivement scieur de long, charpentier et cultivateur au Bussonnet de 1880 à 1911. Marié à Marie Chobé à Saint-Georges-de-Chesné en 1871, ils eurent quatorze enfants dont les quatre premiers naquirent à Saint-Georges de 1873 à 1878. Il décéda en 1911 au Bussonnet et elle en 1916 à l'Hôtel-Dieu de Fougères. Plusieurs de leurs enfants vécurent à Billé comme cultivateurs, notamment, à l'Épinay et au Bussonnet.

Julien Legendre

Longtemps charpentier à Parcé, à la Bigotière, Julien Legendre ne s'installa au bourg de Billé qu'entre 1876 et 1881. Successivement marié à Marie Dauphin et Jeanne Savary, il eut des enfants avec ses deux épouses. Il eut malheureusement une fin tragique comme le rapporte La Chronique de Fougères. Il se tua à 58 ans sur un chantier aux Basses Bêmes en Parcé. Son épouse s'en alla vivre à Fougères où elle mourut en 1898 à l'Hôtel-Dieu.
Ouvriers chez Julien Legendre: Pierre Bouillon et François Masson (1881).

Jean Battais

Jean Battais de Saint-Germain-en-Coglès épousa Jeanne Cantin de la Royandière à Billé en 1877. Six enfants naquirent de 1878 à 1884 à la Royandière où ils étaient cultivateurs. Jeanne Cantin mourut en 1886 et Jean Battais s'en alla au bourg où il devint scieur de long, charpentier et finalement maçon jusqu'en 1906. En 1911, il était cultivateur au Val en Romagné chez sa fille Marie, épouse de Louis Taburet. C'est là qu'il décéda en février 1918.

Pierre Martinais

Pierre Martinais et Constance Masson se marièrent à Vendel en avril 1882. Il s'installèrent d'abord à la Béruchotière en Vendel puis à Billé avant la naissance de leur fille Anne, en juillet 1892. Ils demeurèrent à Maison Blanche puis au Bois Grenier où il étaient encore en 1931.

Joseph Hamard

Joseph n'appartenait pas à la lignée décrite précédemment. Né à Saint-Jean-sur-Couesnon en 1854, il épousa Marie Auriault à Billé en 1893. Elle était veuve de Joseph Cornée épousé en 1888 et décédé en 1891. Il restèrent à Maison Neuve où elle habitait déjà. Il fut tour à tour scieur de long, cultivateur et charpentier jusqu'en 1911.

Cordier

Les Cordier forment une véritable dynastie de charpentiers. Julien Cordier et Louise Liger, laboureurs à Laignelet eurent sept enfants. Leurs deux fils Pierre et Julien, devinrent charpentiers. Le premier exerça son métier dans différentes communes, le deuxième commença sa carrière à Parcé et la termina à Billé. Trois des fils de ces derniers s'intallerent à Billé.

Jean Cordier, fils de Pierre, épousa Eugénie Pichot en juin 1882. Cinq de leurs enfants naquirent de 1883 à 1904 à la Cosvinière, au Chesnot et à l'Aunée. Entre temps, il habitèrent à Montreuil-des-Landes où leur fils Pierre naquit à la Dalibardière en 1896. Ils sont en effet absents des recensements de Billé en 1896 et en 1901 et nous les retrouvons à Montreuil-des-Landes. Ils reviendront à Billé avant 1904 et y seront au moins jusqu'en 1911.

Julien Cordier, déjà mentionné, avait épousé Marie Lemonnier à Parcé en 1840. Il y exerça le métier de charpentier et ils eurent six enfants. Bien plus tard, en 1886, nous le retrouvons à Billé. Son épouse décéda en 1891 et il se remaria avec Marie Theveu. Il mourut au bourg en décembre 1896. Marie Theveu était encore à Billé en 1906. Elle décéda à Fougères en octobre 1919.
Ouvrier chez Julien Cordier: Léonard Rougerie (1886).

Joseph Cordier, fils des précédents, était né à Parcé et y épousa Marie Beaudor en 1869. Ils s'installèrent à Montreuil-des-Landes, à la Dalibardière où ils eurent trois fils. Ils vinrent ensuite à Billé en 1876, d'abord à la Renouardière puis à l'Aunée où ils figurent à partir du recensement de 1896 et jusqu'en 1911. Tous les deux décédèrent à Javené, lui en 1914 et elle en 1922.

Jean Cordier, frère du précédent, se maria à Parcé avec Jeanne Épron en 1871 et ils s'en allèrent au Pigeon Blanc à Combourtillé. Elle décéda dès l'année suivante et il se remaria à Billé avec Véronique Garnier. Au Pigeon Blanc, lui était charpentier et elle débitante de boissons. C'est là que naquirent leurs cinq premiers enfants. En 1886, d'après le recensement de cette année-là, ils étaient au bourg de Billé. Elle mourut à Billé en septembre 1898. Son mari, était encore au bourg en 1901. Il mourut rue de l'Hospice à Fougères en août 1919.

Joseph Cordier, son neveu et fils de Joseph et Marie Beaudor le remplaça au bourg après son mariage en 1901 avec Marie-Louise Brard. Il est recensé à Billé comme charpentier jusqu'en 1936. Son épouse était décédée en 1928 et il mourut en 1939.

Joseph Cordier, leur fils aîné, qui se maria en 1937 avec Aimée Letanneur, avait déjà pris le relais à l'atelier. Il sera le dernier de cette longue lignée de charpentiers jusqu'à la fin des années 1960.

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dernière mise à jour de cette page le 20/04/2024 à 10:06:37