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Pillages se la mairie

Pillages dans le bourg de Billé
(1795)

FFin 1795 et début 1796 Billé fut le théâtre de pillages perpétrés par les soldats républicains. Il s'en prirent au bâtiment de la mairie, à l'étude de Maître Boisard et à l'église. Ainsi la commune, comme s'il ne suffisait pas d'avoir à craindre les chouans, devait encore subir les méfaits de l'armée régulière.

Le 8 septembre 1795 une troupe envahit le presbytère et la mairie et les soldats prirent et cassèrent la majeure partie des lois et nos registres. Un second pillage du même ordre se reproduit le 15 octobre suivant. Cette fois les reste des décrets et bulletins des lois, proclamations et adresses du comité de salut public sont saisis et disséminés dans différents endroits. À tel point que les documents, sans doute en triste état furent rapportés par Jean Prodhomme de la Renouardière et la veuve Fouro qui en ont trouvé jusque dans les champs de la ferme du Houx.

Michel Boisard (~1750-1809)

Maître Michel Boisard était notaire public au bourg de Billé. Il était déjà installé à Billé au moment de son mariage à Romazy, en 1778, avec Charlotte Lehurel. Leurs huit enfants naquirent à Billé. Il avait appartenu au Comité de Surveillance de Billé au début de la Révolution. Par ailleurs, il avait contesté lors des élections de juillet 1790 le choix de Joseph Bouëssel à la fonction de procureur.

Saccage de l'étude de Maître Boisard

Le 19 octobre, ce dernier se présenta devant les officiers municipaux pour déclarer qu'une troupe de 40 soldats s'était présentée chez lui en son absence et avait maltraité son épouse et forcé ses armoires et bureau; bouleversé, pris et cassé partie de ses papiers et minutes de notaire; pris et volé la majeure partie de ses hardes et linges, ceux de son épouse et de ses enfants. Les officiers municipaux rendus sur place ne purent que constater l'étendue du saccage.

Ce même jour, les soldats prirent les clefs de la porte Saint-Louis au presbytère puis se présentent chez Jean Bricet ci-devant sacriste, demeurant à l'Épi d'Orge où ils s'emparent de douze clefs de coffres et d'armoires de l'église.

Dès le lendemain, le 20 octobre, la Municipalité et le Conseil général de la commune de Billé s'assemblèrent pour dénoncer les faits et rédiger un procès-verbal décrivant les dommages subis. Un copie de celui-ci devait être envoyé au district de Fougères. Il était signé du procureur, du maire et des officiers municipaux.

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dernière mise à jour de cette page le 13/11/2020 à 15:44:34